Deuxième album, huitième projet déjà pour le jeune rappeur de Long Beach, “Big Fish Theory” s’éloigne du rap pour tendre vers la musique club et dance, en empruntant des sonorités parfois froides et angoissantes de la musique électro. Vince Staples progresse, épure son propos, tout en restant un personnage drôle et corrosif dans son humour, érudit et conscient, qui déconstruit l’image du rap comme musique matérialiste. De ce disque surprenant, qui parle de destruction et de chaos sur une musique dansante, ressort un sentiment d’urgence, et certes un peu de confusion. Peut-être est-il à prendre comme un test de plus qui conserve le fil rouge de toutes les expérimentations de Staples : montrer les troubles que traversent les jeunes noirs dans la société américaine.

Podcast animé par Mehdi Maïzi avec Raphaël Da Cruz, Aurélien Chapuis et Brice Bossavie.

RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION

Ice Cube, Fantastic Damage (El-P, 2002), Flume, GTA, Gorillaz, Jimmy Edgar, Sophie (PC Music), Krampf, Zack Sekoff, Superpoze, Lomepal, To Pimp a Butterfly (Kendrick Lamar, 2015), Yeezus (Kanye West, 2013), Jay-Z, Summertime ‘06 (Vince Staples, 2015), No I.D., Clams Casino, DJ Dahi, Danny Brown, Damon Albarn, Prima Donna (Vince Staples, 2016), 2Chainz, Stromae, Architechnology (Rubberoom, 1999).

COUPS DE COEUR ET RECOMMANDATIONS

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