Drogue, alcool fêtes et conneries, servies par un rap très mélodique et une grande musicalité : un esprit très West Coast imbibe 1994, la dernière mixtape quasi irréprochable d’Hamza, sur laquelle le belge dévoile plus sa vraie voix grâce à un autotune moins présent qu’avant, et évolue dans son personnages de gangsta libidineux mélancolique et content de lui. Tous les morceaux démarrent comme des classiques, avec des lignes mélodiques entêtantes et de belles toplines, et des prods très léchées, presque élégantes, dans lesquelles il fond sa voix habilement. Musicalement, Hamza a toutes les clefs, mais s’appuie parfois sur ses acquis et manque d’ambition (dû à son jeune âge?). Peut-être que c’est justement cette profondeur qui manque à sa musique pour que le grand public l’adoube sur le terrain du rap mainstream francophone. Car Hamza n’a toujours pas de tube à son actif, et n’a peut-être pas le potentiel pour sortir d’énormes classiques. Mais quand on possède la culture R’n’B pour décoder son style, on ne peut qu’aimer Hamza. Avec excès.

Animé par Mehdi Maïzi avec Raphaël Da Cruz, Romain d’OKLM et Etienne Menu.

RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION

Damso, H24 (Hamza, 2016), Zombie Life (Hamza, 2016), Santa Sauce, 1994 (Hamza, 2017) Benny B, Ponko, No Scrubs (TLC, FanMail, 1999), Un, deux, trois soleils (Rachid Taha, Khaled et Faudel, 1998), Migos, Young Thug, Jeremih, La Sauce (Hamza, 2015), 21 Savage, Breaking Bad (Hamza, 2016), Lil Yachty, Anderson Paak, Doc Gynéco, Tout simplement noir, Secteur Ä, IAM, NTM, Terrace Martin, Luniz, Cocktails (Too $hort, 1995), The Ghetto (Too $hort, Short Dog’s in the House, 1990), Disiz La Peste, Seth Gueko, Job (Hamza, H24, 2016)DJ , DJ Mustard, Nico Bellagio, Street Fabulous, Amir & Oz Touch, Ikaz Boi, Myth Syzer, Freakey, Marvins Room (Drake, Take Care, 2011), Jul,

COUPS DE COEUR ET RECOMMANDATIONS

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